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Prudent FONTENEAU C'est le Père Prudent Fonteneau qui composa l'un des cantiques les plus connus du répertoire catholique, le célèbre "Je suis Chrétien". Prudent Fonteneau était Montfortien, disciple de Louis-Marie Grignon de Monfort. Louis-Marie Grignon de Monfort (1673-1716), prêtre d'origine bretonne, élève des jésuites de Rennes puis des Sulpiciens à Paris, canonisé en 1947. Ordonné en 1700 et se consacrant à la prédication en milieu rural, prêchant à Nantes et à Poitiers, Louis-Marie Grignon de Monfort avait été en effet le fondateur de la Compagnie de Marie, congrégation de missionnaires ruraux (ce qui lui vaudra d'ailleurs de se trouver fréquemment en conflit d'autorité avec les Évêques de l'Ouest ). Quant au Père Prudent Fonteneau, né en 1815, il allait devenir le premier assistant du supérieur général de l'ordre, jusqu'à en assurer l'intérim des fonctions à sa mort en 1886. Il prêcha jusqu'en 1890 et mourut en 1893 à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée). C'est à l'issue d'une mission donnée à Jargeau (où Jeanne d'Arc vainquit les anglais en 1429 !), que, retournant à la résidence d'Orléans raccompagné par ses ouailles effrayées par un orage soudain dans la forêt, il improvisât pour les rassurer un chant de foi en forme de marche. Le sermon qu'il venait de donner inspira largement ce cantique spontané, qui, copié et appris aux gens du village fut chanté le dimanche suivant Ainsi était passé à la postérité un chant devenu bientôt "incontournable" : Je suis
chrétien, voilà ma gloire,
A Fonteneau composer Prudent FONTENEAU One of the most famous hymns of the French Catholic repertoire, Je suis Chrétien, was composed by Prudent Fonteneau, a member of the congregation of the Montfortien, founded by Louis-Marie Grignon de Montfort at the beginning of the 18th century. Also called Society of Mary, the Montfortien order was in fact a missionary order, spreading the Word over the country. Born in 1815, Prudent Fonteneau soon became coadjutor and even acting director of the congregation when his Father Superior died in 1886. Still preaching in 1890, he died at Saint-Laurent sur Sèvre (Vendée) in 1893. Some of his flock was traditionally accompanying him after a Sermon in Jargeau, when they were suddenly frightened by a violent storm, frequentl in the Orleans Forest. He then improvised a song of faith to reassure them, some sort of march largely inspired by the sermon he had just given. Back home, getting its finishing touches, the spontaneous hymn was written, distributed to the people, and sung at the High Mass on the following Sunday. The Je suis Chrétien became quickly very famous, and is still not forgotten today despite of its being somewhat now old fashioned. |